BOMBE A SOUS-MUNITIONS: LA BELGIQUE MONTRE LEXEMPLE
17.03.2007
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Par Jacomedia
«La Belgique interdit le financement des armes des lâches » : c'est ce qu'a déclaré le 14 mars 2007, Philippe Mahoux, président du groupe socialiste au sénat belge, (et auteur d'une proposition de loi relative à l'interdiction des sous-munitions, devenue loi le 18 mai 2006), au lendemain de l'entrée en vigueur de l'interdiction du financement des armes antipersonnel et à sous-munitions. En effet, en Belgique, depuis le 1er mars 2007, il est désormais interdit de financer des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions. En vertu de cette nouvelle loi, toute institution ou toute personne qui finance directement ou indirectement une entreprise belge ou étrangère dont l'activité, ne fût-ce qu'accessoire, consiste à fabriquer, utiliser ou détenir des bombes à sous-munitions ou des mines antipersonnel, sera pénalement responsable. Selon Philippe Mahoux, «le texte de loi assimile ces délits à du blanchiment d'argent et au financement du terrorisme». Dans le monde, ce sont 46 pays engagés sur la voie de l'interdiction des sous-munitions et la pression sur la scène internationale se poursuit. Dans son courriel,le sénateur belge explique que la Norvège a clôturé, le 23 février dernier, la conférence d'Oslo, consacrée à la lutte contre les sous-munitions. A cette occasion, 46 des 49 pays (dont la France et la Grande-Bretagne) présents ont adopté une déclaration par laquelle ils s'engagent à conclure d'ici à 2008 un traité international - légalement contraignant - prévoyant «l'interdiction de l'utilisation, de la production, du transfert et du stockage des bombes à sous-munitions, qui causent des souffrances inacceptables aux civils». 98% de victimes civiles Les «cluster bombs», comme on les appelle également, se présentent sous forme d'un conteneur qui, une fois largué par avion ou tiré par l'artillerie, s'ouvre et disperse sur le sol des dizaines, centaines ou milliers de petites bombes. Ces armes visent à l'origine à détruire ou rendre inaccessible des bases militaires ou autres infrastructures et à gêner des mouvements de troupes. Selon Philippe Mahoux, «les dommages collatéraux liés à l'usage des sous-munitions sont dramatiques, car en moyenne, 5 à 30% d'entre elles n'explosent pas lors de l'impact au sol ». A l'instar des mines antipersonnel, ces bombes sont prêtes à se déclencher au moindre contact. Demeurant actives pendant des années, elles provoquent des drames humains, 98% des victimes étant des civils. Handicap International estime à 4 milliards le nombre de sous-munitions en stock à travers le monde. Sources : www.senat.be& www.stopsousmunitions.be Olivier Jacoulet 16 mars 2007