Kananaskis: réactions en demi-teinte pour la section canadienne
La section canadienne tire du sommet de Kananaskis près de Calgary en juin 2002 un bilan mitigé. La préparation de la réunion aura tenu en haleine la section et les autres ONG avec lesquelles elle collaborait, pendant les 6 mois précédents la rencontre « pour monter ensemble un sommet alternatif afin de discuter des vrais problèmes », souligne Alex Neve, Secrétaire général de la section canadienne anglophone. Les « vrais problèmes » ce sont : le contrôle du commerce international des armes, le contrôle des « diamants de la guerre » et la responsabilisation des forces de police dans le respect des droits humains.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />La section avait organisé une mission d'observateurs pour surveiller le déroulement des manifestations en raison des risques de violences. Une quarantaine de personnes avait été ainsi formée pour observer le cortège. Mais lorsqu'il s'est agi d'envoyer un témoin derrière les cordons de police et dans les lieux de détention, là les autorités ont opposé un refus péremptoire au motif que le représentant de l'organisation « ne possédait pas les qualifications et les connaissances juridiques requises pour procéder à des observations équilibrées et objectives ». L'observateur en question, Josuha Rubinstein, directeur du bureau régional du nord-est des États-Unis de l'organisation, travaille dans le domaine des droits humains depuis près de 30 ans. Il a de plus participé à des missions internationales en Israël, en Russie et en Ouzbékistan...Alex Neve insiste sur l'intérêt des médias pour les questions soulevées par Amnesty International. D'autant, comme il le dit, qu'à « la fin de la conférence alternative nous avons organisé une table ronde avec notre ministre des Affaires étrangères et notre ministre de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Coopération">la Coopération</st1:PersonName> internationale ». A l'issue du sommet, Amnesty International regrettait que « les dirigeants des 8 pays les plus puissants du monde ont raté l'occasion de placer les droits humains au centre de leur programme politique et économique. Les promesses sont nombreuses mais il y a peu de mesures concrètes ». Alex Neve recommande à la section française et aux groupes d'Amnesty international de la région d'Evian de continuer de faire pression sur les dirigeants du G8. « Il faut souligner la priorité des droits humains », dit-il, « et avoir deux ou trois recommandations concrètes ».
Olivier Jacoulet
avril 2003